La prison est-elle la seule manière de punir les individus ?

Nous venons de battre le chiffre record de détenus en France (69 375 personnes incarcérées, +3,8% sur 1 an).

En France, il y a 187 établissements pénitentiaires, 69 375 prisonniers pour des peines de + longues. Pouvons-nous nous en féliciter ? Je ne crois pas.

Les prisons françaises sont surpeuplées, pour la plupart très vétustes et même les plus récentes se détériorer vite.
J’ai retenu le témoignage d’une personne qui évoquait que la plupart des détenus préféraient les prisons Saint-Paul & Saint-Joseph à la prison moderne et inhumaine de Corbas.
Pourquoi ? Car elles étaient plus humaines : ils pouvaient entendre les annonces sonores de la gare de Perrache, s’évader de leurs conditions, discuter avec les gardiens et apercevoir d’autres détenus.

On ne s’intéresse que trop peu à la condition des prisonniers en France. Pourquoi ? Car on estime qu’ils ont mérités cette peine, ce jugement… Il est vrai que pour certains leur place est ici mais pour d’autres n’y a-t-il pas d’autres solutions à l’heure où nos prisons explosent ?

Certains jugés ayant une peine comprise entre 1 et 3 ans ne sont pas admis en prison pour la simple raison que d’autres détenus ont « la priorité ».

Pour ma part, j’estime qu’il existe des solutions qui profitent à tous et pouvant être plus valorisante pour les détenus :

  • Le travail d’intérêt général : participer à des tâches essentielles au bien-être des français
  • L’intégration dans des activités de support pour l’armée
  • Le travail en entreprise en pénurie de recrue saisonnière

Aujourd’hui on a souvent tendance à marquer au fer rouge, qu’un prisonnier reste et restera un détenu potentiellement dangereux. Mais ils sont nombreux les petits bandits, les fous du volant récidivistes qui attendent la fin de leur peine en prison alors que pour certains, ils sont dans l’âge idéal pour apprendre, pour offrir leurs qualités et pour vivre simplement.