Ce que les gens qui ont osé m’ont appris

Ma nouvelle chronique #Partage, vous permet de découvrir le billet de Mélanie Blanc que j’ai découvert sur Medium, j’en profite pour vous partager son son blog

Il y a une année, je quittais mon job de salariée pour me lancer dans l’aventure de l’indépendance. Durant les premiers mois, j’ai continué à voir mes amis, tous salariés. Ceux-ci me répétaient :

  • C’est cool ce que tu fais mais comment tu gagnes ta vie ?
  • C’est bien joli mais, un jour, il faudra bien que tu retrouves un boulot «normal»…
  • Ça va durer combien de temps cette lubie ?

Sans compter le nombre de…

  • Moi aussi j’adorerais quitter mon job mais, MOI, je ne peux pas pour telle ou telle raison.

Je ne vous raconte pas le nombre d’excuses que j’ai entendues. Toutes meilleures les unes que les autres. […]

Au bout de quelques mois, j’ai fini par comprendre que ces remarques m’angoissaient plus qu’elles ne me faisaient avancer. Ils me transmettaient leurs propres craintes et ça fonctionnait puisque, plus ils me parlaient, plus j’avais envie de filer me remettre très vite au chaud dans ma vie d’avant.

Jusqu’alors, je travaillais seule dans mon coin. Chez moi ou dans des cafés où l’important était la qualité du Wi-Fi plus que celle des breuvages. Et, quand je ne travaillais pas seule, je continuais à voir mes amis salariés. Et on parlait boulot. Exactement comme avant. Pour m’accrocher aux souvenirs. Pour essayer de faire comme si ma vie n’avait pas tellement changé. Pour continuer à faire partie de la bande.

Il fallait pourtant que je m’y fasse : plus rien n’était comme avant. TOUT avait changé.

Après 6 mois, j’ai pris une décision : je devais m’entourer de gens qui étaient dans une démarche similaire à la mienne.

Ne connaissant que très peu d’indépendants, je me suis inscrite dans un espace de co-working afin de partir à la découverte de cette espèce rare. Et, soudain, en changeant simplement de cadre, ce n’étaient plus les indépendants mais les salariés qui étaient devenus une espèce rare à mes yeux.

Qu’est-ce que ça m’a boostée !!!!!!!

Pour m’épauler dans mon choix, je suis également partie à la rencontre de gens qui avaient osé faire des choix. Dans pleins de domaines différents. Lâcher son job pour partir voyager pendant un an, ouvrir une librairie à côté de son emploi d’architecte, quitter un poste de DRH pour construire des cabanes dans les arbres, commencer la basse et monter un groupe de rock à 40 ans,… Plus j’y pensais, plus je me rendais compte que plusieurs personnes de mon entourage avaient osé bousculer leur quotidien. Nous avons beaucoup échangé. J’en ai même interviewé certains. Je me suis dit que, s’ils m’inspiraient autant, ils pourraient certainement inspirer d’autres personnes.

Les «oseurs» avaient tous un point commun, celui de n’avoir JAMAIS regretté d’avoir osé.

Grâce à eux, j’ai appris 5 choses :

1. L’expérience acquise est acquise, quoi qu’il arrive

Les études qu’on a faites, les expériences professionnelles qu’on a vécues, les langues qu’on a apprises, tout cela est acquis. Ce n’est pas parce qu’on décide de tenter quelque chose de nouveau qu’on va devoir tirer un trait sur tout cela. En osant, on ajoute une corde à son arc, on n’en enlève aucune.

2. Rien n’est définitif

On peut toujours changer de route si on se rend compte que celle choisie ne nous convient pas ou plus. Il y a une année, j’ai quitté mon job pour me lancer à 100% dans l’indépendance. C’était ce que je voulais. Aujourd’hui je commence à penser qu’un boulot à temps partiel en gardant du temps pour développer mes propres activités pourrait être une bonne alternative.

3. S’empêcher de faire des choses pour réaliser ces rêves n’est pas un sacrifice

Quand on sait qu’on va gagner moins d’argent pendant un temps, on sait aussi qu’on va fatalement devoir moins en dépenser. Moi qui aimais acheter tout ce que je voulais, j’ai appris que me retenir de le faire afin de mettre de l’argent de côté pour réaliser mon rêve est un plaisir plus qu’une contrainte. Marcher vers ses rêves vaut toutes les fringues et les restos du monde.

4. Tout devient possible

Oser donne une énorme confiance en soi. Accomplir des choses donne envie d’en réaliser plus car on se rend compte que c’est possible. C’est un cercle vertueux. C’est essayer qui compte. Réussir n’est «que» la cerise sur le gâteau. En osant, on comprend enfin pourquoi on entend si souvent dire que c’est le chemin qui compte plus que le but.
Le gâteau est déjà tellement bon. Autant profiter de chaque bouchée. La cerise n’est finalement pas si importante que ça.

5. Les gens sont là pour vous aider

Quand les gens constatent que vous êtes dans une démarche sincère, ils ne souhaitent que vous aider. Vous permettre de rencontrer quelqu’un, vous raconter leur parcours afin de vous éviter de faire les mêmes erreurs qu’eux. Après des années de salariat où l’entraide ne faisait pas vraiment partie du paysage, j’aime mieux vous dire que ça m’a donné confiance dans la nature humaine.

Osez changer de cadre et vous changerez le monde, en tous cas le vôtre !