L’alcool comme lien social ?

Un mois sans alcool, c’est suffisant pour faire émerger des sujets de fond.
Après une rétrospective sur les premiers jours de l’expérience : 1 mois sans alcool : Déjà 11 jours #sansalcool.

Il est l’heure pour moi de vous parler d’un sujet considérablement plus délicat que le seul fait de s’abstenir de boire de l’alcool pendant un mois.

L’alcool est-il un facilitateur / générateur de lien social ?

Après un long week-end et des rendez-vous festifs, j’ai pris conscience d’une chose : le regard des autres est me semble-t-il le premier élément de démotivation.
L’alcool est toujours présent dans les grandes occasions, alors pourquoi se priver d’une coupe de champagne, pourquoi refuser un bon verre de vin, pourquoi décliner un digestif ?
Alors que personne ne nous oblige à refuser !

Certes, c’est un choix personnel, mais vous m’avez un peu poussé dans l’aventure.

Aux premiers regards, les gens ne comprennent pas. Des premiers instants naissent les préjugés.
J’ai gardé le cap, pris un verre d’eau pour célébrer l’occasion et me suis armé d’une bonne dose de pédagogique pour expliquer ma démarche.

Cette histoire, je l’ai vécue plus d’une fois. En allant chez des amis, en prenant un verre avec des collègues, dans un restaurant avec des clients…
Quand tu connais bien les gens, pas la peine de t’expliquer, tu vis ta vie.
Pour les autres, tu peux passer pour un alcoolique repenti ou une personne qui prend (trop) soin de sa santé.
On en revient toujours au : qui pense quoi ? Au regard des gens qui nous entourent.
Je crois que si vous ne m’aviez pas embarqué dans l’aventure, je n’aurais pas tenu aussi longtemps. Pourquoi « s’infliger cette punition » !

Un autre constat ressort de mon expérience : l’alcool est partout !
Même avec la loi Evin, difficile de passer à côté au supermarché (c’est encore pire en période de fêtes), dans les restaurants, et même dans certains magazines. L’alcool est sublimé, valorisé par la publicité et le marketing.
Culturellement, nous sommes des « passionnés ». Et les bars font leur possible pour nous pousser à l’ivresse.
Depuis que j’ai lancé l’expérience, je n’ai pas fait beaucoup d’économies !
Il faut dire qu’une bière est au même prix qu’une limonade où un Perrier tranche. Alors pourquoi s’en priver ?
Je crois même que les barmans ne peuvent comprendre qu’on vienne dans un bar pour boire autre chose qu’un verre alcoolisé.

En plus d’être culturel, il y a une part d’émotion et de superstition dans notre approche.
Il est l’élément indispensable pour fêter comme il se doit un anniversaire, profité d’un bon repas…

Je n’ai jamais vu d’occasion festive sans alcool. Les bouteilles doivent être sur la table pour passer un bon moment.

Pour conclure, je ne regrette pas mon choix, rendez-vous dans une dizaine de jours pour mon bilan final  🙂