Le local à grande échelle, on fait comment ?

Depuis plusieurs mois, je m’intéresse avec beaucoup d’attention aux sujets liés à la consommation locale.
J’ai découvert la chronique de Marie Claude Lortie dans La Presse (Québéc) et j’ai pris beaucoup de plaisir à la lire. L’occasion pour moi de vous en faire une petite synthèse, car c’est aussi un part de l’ambition de Ma Douce France de vous faire consommer local !

L’achat local fait officiellement partie de la liste des choses à faire si on veut encourager nos villes à être diversifiées et créatives, prospères et humaines.

Qu’on parle de vêtements, de meubles, de nourriture, de bijoux, de livres, peu importe, l’achat local crée des emplois, protège l’environnement de transport coûteux, stimule la vie artistique et intellectuelle et permet le développement de l’économie locale.

Quand on voyage, on aime rapporter des objets qui viennent de là où on est passé, qui incarnent l’expérience que l’on a eue. L’achat local permet aux villes d’avoir de la gueule pas uniquement par leurs restaurants ou leurs spectacles, mais aussi par ce qu’elles offrent comme objets.

De plus en plus de boutiques proposant des produits locaux ouvrent ici et là à Montréal et de plus en plus de marchés éphémères proposant ces objets et valorisent les créateurs également.

Qui achète local, qui encourage le local ? Que se passerait-il si on amenait la production locale à une autre échelle?

Est-ce que cette tendance pourrait prendre de l’ampleur?

Selon Catherine Auriol, le développement de l’achat local à plus grande échelle dans certains corps de métier se heurte à des limites structurelles. La volonté est là, la créativité est là.
Tous ceux qui ont visité une vitrine d’artisans montréalais contemporains le diront : nos artisans produisent des objets qui peuvent aisément faire concurrence aux importations haut de gamme, autant par leur style que par leur intelligence ou leur prix. Mais les artisans peuvent-ils en produire en assez grande quantité, en jonglant entre communication, marketing et travail bien fait ?

Selon la céramiste, c’est là qu’est le nœud de la question. Entre la formation scolaire professionnelle qui donne aux étudiants la simple base de leur métier et tout ce qu’il faut pour faire fonctionner des entreprises efficaces, voire compétitives face aux produits industriels, il y a un fossé immense. Un fossé à combler avec plus de connaissances sur l’expansion de méthodes de production artisanales à plus grande échelle, sur le marketing des produits locaux trop souvent considérés soit comme trop chers, soit comme trop élitistes, deux a priori communs sur le développement des marchés…

Que faut-il donc faire pour amener ses artisans vers d’autres marchés plus étendus ? Et renforcer ainsi son identité en design, et sa solidité économique et culturelle ?

La question est posée.