Un Business Developer est un athlète des temps modernes…

Il m’arrive régulièrement de faire le parallèle entre le sportif de haut niveau et un commercial. Leurs traits de caractères, leurs qualités humaines, leurs aptitudes physiques, leurs méthodes de travail et leurs motivations ont beaucoup en commun.
Ils ont un même objectif : gagner !
Pour être un sportif performant, il faut être capable de mobiliser 3 facteurs : sa batterie corporelle, sa batterie intellectuelle et son savoir-être. Des qualités essentielles pour être un Business Dev. performant.

Comme un athlète, il doit faire attention à sa condition physique.

Le Business Developer, comme le sportif doit conserver une hygiène de vie pour exercer avec efficacité son métier. Son travail implique une grande dépense d’énergie. Alors comme l’athlète, il doit manger sainement (c’est parfois compliqué), dormir suffisamment et éviter les excès avant des échéances. Et dernier point, il doit pratiquer, s’entraîner pour avoir une bonne « technique ».

Comme l’athlète, il doit se connaître

Savoir s’appuyer sur ses points forts et identifier ses points d’amélioration pour progresser.
Se connaître pour être plus performant. Téléphoner au bon moment de la journée, debout, assis ? En fonction de l’état d’esprit du jour…

Comme le sportif, il doit gérer son énergie

Etre performant en permanence n’est pas possible. Le Business Developer doit gérer sa dépense d’énergie pour être performant au bon moment. Il doit savoir alterner entre rendez-vous importants + adrénaline et temps de récupération + prise de recul.

Comme le perchiste, il doit rester humble et se remettre en question

Pour pouvoir progresser, un sportif doit être en mesure d’analyser sa technique, d’identifier ses points forts et ses axes de progression. De même, dans la pratique commerciale, la capacité de remise en cause est essentielle car devenir meilleur implique d’être suffisamment humble pour admettre qu’on a des choses à apprendre.

Comme le coureur, il doit être combatif et travailler avec passion

Quoiqu’on en dise, tout le monde ne peut pas devenir sportif de haut niveau. De même tout le monde ne deviendra pas un bon commercial. Cela nécessite d’avoir certaines prédispositions : être dynamiquepersévérant et compétiteur. Cela nécessite surtout d’aimer son métier et d’en être fier.

Comme le sprinteur, il doit avoir confiance en soi et rester motivé quoi qu’il arrive

La confiance en soi est essentielle pour réussir, dans le sport comme dans le commerce. Quand on se croit capable de faire les choses, on est plus motivé, plus ambitieux, on agit avec conviction et bien souvent, c’est ce qui fait la différence. C’est un cercle vertueux. Le doute, au contraire, fragilise. Pour le combattre, l’esprit d’équipe est un excellent outil. Il faut pouvoir compter sur ses collègues, son manager, son coach. La confiance, ça se cultive, c’est spirituel.

Comme le tennisman, il doit célébrer ses victoires individuelles et trouver des causes collectives

Un commercial a besoin de pouvoir s’appuyer sur le collectif. Malgré l’esprit de compétition qu’il peut y avoir dans une équipe, le respect de l’autre est omniprésent. On prend soin les uns des autres, on se soutient, on s’entraide. Voir les autres réussir est une source de pression positive et de motivation. Chaque victoire individuelle participe à la victoire collective.

Comme le capitaine d’une équipe, il doit développer des convictions fortes

Un bon commercial, c’est avant tout quelqu’un capable de créer du lien, d’installer une relation de confiance forte avec son interlocuteur. Pour cela, il faut être techniquement bien préparé et entraîné. Maîtriser suffisamment son sujet pour être capable de se centrer sur son client, de l’écouter pour mieux l’accompagner. Pour être convaincant, il faut être convaincu.

Enfin, tel l’entraîneur, le Business Developer doit assumer son honnêteté intellectuelle

Dans le sport comme dans le commerce, nous sommes là pour gagner ! Il faut assumer cette posture, être honnête avec son interlocuteur et ne pas trop en faire sur le terrain de l’émotion.

Pour conclure, je pense qu’il est préférable d’utiliser un vocabulaire lié au sport, qu’un champ lexical guerrier.
Il ne faut pas oublier que les commerciaux sont des compétiteurs par nature.