#Partage 1013 km ou les raisons de ma colère

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Dans la catégorie #Partage, un article que j’aurais pu écrire. L’histoire d’Isabelle JARNIOU découverte sur LinkedIn

Une simple mésaventure que j’ai également vécu. Une approche qui se « démocratise » et rend les Business Developer de plus en plus méfiants.

Voilà la mésaventure : Après plusieurs échanges avec un important prospect, son équipe projet nous demande une rencontre dans ses locaux afin de lui présenter nos activités et entamer une discussion technique autour d’un projet innovant. La date et l’heure nous sont imposées car l’équipe est rarement au même endroit au même moment. Nous sommes à Lyon, ils sont à 500km. Avion, train… rien n’est compatible avec la date et l’heure choisies, ce sera donc en voiture avec un détour par Milan pour récupérer un cadre du Groupe qui aura traversé l’Italie pour ce rendez-vous.

Réveil à 4h, départ à 5h, crochet à Milan, quelques galères à la douane, mais nous y sommes à 13h30, pile à l’heure.

Les 4 participants nous reçoivent, l’accueil est cordial jusqu’à ce que nous nous installions autour de la table… c’est alors que le responsable du projet (et décisionnaire) déclare : « je dois vous laisser dans 30 minutes, j’ai une autre réunion à 14h », et son voisin d’ajouter : « moi je n’ai qu’une heure, il va falloir faire vite »…

A cet instant j’ai ressenti trois émotions puissantes : détresse, colère et frustration. J’ai eu envie de pleurer, de crier, de partir, mais j’ai puisé dans ma réserve (de réserve) pour contenir ma rage (j’étais verte…). Un calvaire de poursuivre ce rendez-vous sachant que j’avais déplacé un cadre important du Groupe, qui lui aussi a serré les dents.

J’avais pourtant qualifié ce prospect, vérifié l’ordre du jour et les participants, confirmédeux jours avant et rappelé que l’heure d’arrivée pouvait légèrement glisser… au final : plus de 15h de route (et je vous épargne le coût total de cette longue journée) pour moins de 2h sur place et peu d’avenir. J’enrage encore.

Je suis en colère car commerciale à mes débuts, j’ai toujours pris soin de bien recevoir ceux qui se déplacent. Je ne fais jamais déplacer un commercial sans un projet concret, après le téléphone ou skype, je privilégie toujours les rencontres opportunistes lors de salons ou de déplacements. J’ai toujours en tête ce que « coûte » un rendez-vous et je n’expédie jamais une rencontre faute de temps.

Si une telle anecdote reste heureusement rare (quoiqu’il me revient d’autres exemples…), j’ai souhaité la partager… puisse ce message passer sur le mur de tous ceux qui pourraient s’y reconnaître… et peut-être les aider à mieux considérer leurs visiteurs !