Bye Bye Polo !

Cher Polo,

Déjà 2 semaines que nous sommes séparés.
Je t’écris ses quelques lignes pour te dire que tu me manques !
Durant presque 3 ans, nous avons passé des bons moments ensemble.
Tu m’as conduit un peu partout. A la montagne, à la mer, à la campagne…

Nous avons également pris l’habitude de voyager ensemble pour aller à Clermont, Dijon, Annecy, Grenoble… Tu as pu découvrir les parkings de mes prestigieux clients et me réconforter avec tes équipements.

Mais il faut l’avouer, nos chemins se sont éloignés quand j’ai commencé à prendre le TGV.
Pendant longtemps, j’ai essayé de te garder, persisté afin de te trouver une utilité, toi qui m’attendais sagement garé près de l’appartement.

Il faut que tu comprennes que tu ne pouvais pas être exclusive et surtout, tu étais difficilement compétitive pour aller à Paris, Reims, Valence, Nîmes ou encore Rennes.
Depuis un an, je songeais à me séparer. Mais avec toutes tes qualités, j’ai voulu te laisser une chance.
A 2 ans et 2 mois, tu as eu ta première maladie bénigne, à 2 ans et 6 mois ta seconde. En bon père que j’étais, j’ai appelé ta mère, Volkswagen afin qu’elle te bichonne et te soigne délicatement. Volkswagen n’a pas été la meilleure maman du monde. Premièrement son agenda était bien chargé et secondement elle devait te garder quelques jours en observation. Enfin, tu connais ta mère, elle en a profité pour me faire payer l’addition. Elle essaie toujours d’en profiter en pareille situation.
Mais l’essentiel, c’est que tu es revenu en pleine forme, toi Polo.

Cet été et pour la deuxième année consécutive, je n’ai pas eu besoin de toi durant mes vacances. Nous ne voulions pas de toi en Corse !

Tu devais être remplacé par ton cousin Polo de Bastia, mais n’étant pas aussi accueillant que toi, nous avons eu le droit à Kangoo Extrem’.

Durant nos vacances, on était d’accord pour dire que tu nous manquais.
Et puis à mon retour, j’ai repris le TGV, une, deux, dix, vingt fois. Et j’ai compris que je ne pouvais plus te faire souffrir et te laisser dans une telle situation.

Avec l’accord de madame, l’approbation du travail et les félicitations du banquier, j’ai décidé de te quitter.
C’était il me semble le bon moment. J’avais fini de payer ta scolarité à la Caisse d’Epargne, ton assurance Tous risques chez Eurofil et ton parking résidentiel…

J’ai profité d’un jour férié ensoleillé pour m’occuper de toi. Direction le lavage auto où tu as été bichonnée (lavage haute-pression, cire lustrante & séchage).
Dans la continuité, séance photo & bain de soleil.
Le soir même, j’ai sauté le pas en créant ton profil sur le site de rencontre LeBonCoin.
Tu étais tellement sexy, que les premiers appels sont vite arrivés.

Après 3 jours, on m’appelait de toute la France et même du Maghreb avec des propositions pas toujours sérieuses.
J’ai accepté plusieurs rendez-vous et les premières offres sont arrivées.

Il m’a suffi de 7 jours pour te trouver un nouveau compagnon de route. C’est maintenant que je me rends compte que tu étais pleine de qualités.

Depuis cette date, tu as été remplacée par une française Clio de Renault, elle a la même couleur mais elle ne t’arrive pas à la Jante.

Dans quelques jours, j’irais me balader à Clermont, dans les Alpes ou ailleurs avec elle et je sais déjà que tu me manqueras.

Ah une dernière chose ma petite Polo.
Tu dois savoir que ta petite soeur vient de voir le jour il y a quelques semaines. Comme elle te ressemble !
Si tout va bien, elle devrait venir me rendre visite dans les prochains mois et je pourrais t’écrire de nouveau à cette occasion.

Bonne route !